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    L'Allemagne a fait ses choux gras de la crise grecque

     

    10 Août 2015, 21h34 | MAJ : 10 Août 2015, 23h04

     

     

    La chancelière Angela Merkel s'était engagée auprès des Allemands à ce que les plans d'aide accordés à Athènes ne leur coûtent rien. Elle a réussi. Les contribuables d'outre-Rhin ne le savent peut-être pas encore : leur pays a pu réaliser des économies budgétaires de quelque 100 milliards d'euros depuis le début de la crise grecque en 2010.

    C'est ce que révèlent les calculs de l'Institut Leibnitz de recherche économique (IWH) qui ont été rendus publics lundi.

    Les investisseurs ont redoublé de confiance en l'Allemagne. Les experts ont effectué des simulations en partant du constat que les investisseurs confrontés à une crise économique effectuent le plus possible des placements sûrs. «Durant la crise européenne de la dette, l'Allemagne a profité de cet effet de manière disproportionnée», selon eux.

    Des gains même si Athènes ne remboursait pas. La crise de la dette en Europe a aussi permis à Berlin  de bénéficier de taux d'emprunts plus bas auprès de la Banque centrale européenne (BCE), ce qui aurait permis, selon l'IHW, des économies budgétaires globales d'au moins 100 milliards d'euros sur les quatre dernières années. «Des économies dépassent le coût engendré par la crise et ce même si la Grèce ne remboursait pas entièrement sa dette», écrivent les économistes. Pourtant Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble sont radicalement opposés à un effacement partiel de l'abyssale dette grecque alors que la plupart des économistes et certaines institutions internationales comme le FMI la juge insoutenable (à plus de 170% du PIB).

    De juteuses privatisations. L'Allemagne a également raflé d'importants contrats lors des privatisations menées tambour battant par Athènes depuis 2011 en échange de l'aide financière des Européens notamment. La société Fraport, associée à un entrepreneur grec, a notamment décroché le contrat de rachat de 14 aéroports régionaux grecs, dont certains très touristiques comme Corfou, pour environ un milliard d'euros.

    Un accord imminent entre la Grèce et ses créanciers

    Après tout un week-end de pourparlers, les discussions entre Athènes et ses créanciers sur un troisième plan d'aide à la Grèce se sont poursuivies d'arrache-pied lundi, avec l'espoir d'en finir très vite, malgré des réticences en Allemagne. Toute la journée, les Grecs ont poursuivi les discussions dans un hôtel du centre d'Athènes, avec les créanciers, Union européenne (UE), Banque centrale européenne (BCE), Fonds monétaire international (FMI) et Mécanisme européen de stabilité (MES). Athènes doit donner des gages de bonne volonté en acceptant des réformes d'assainissement de l'économie, en échange d'un plan d'aide sur trois ans de plus de 80 milliards d'euros - le montant reste à préciser -, le troisième après les 240 milliards d'euros apportés depuis 2010.

    Lundi soir, après s'être absenté des discussions pour rencontrer le Premier ministre Alexis Tsipras, le ministre des Finances Euclide Tsakalotos a estimé que les négociations «se passent bien». Pour faire passer auprès de l'opinion publique certaines mesures sociales difficiles, le Premier ministre a annoncé, hors du cadre de l'accord, une plus forte imposition des députés et une baisse du traitement des ministres.

    S'il est achevé mardi, le texte d'accord pourrait être voté par les députés grecs jeudi, puis être présenté vendredi aux ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe). Ce scénario idéal ouvrirait la voie à une entrée en vigueur du plan d'aide avant le 20 août, date à laquelle la Grèce doit absolument rembourser 3,4 milliards d'euros à la BCE.

     

     

     

    « CHAILLANDCITRE »
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  • Commentaires

    1
    Mardi 11 Août 2015 à 09:31

    Bonjour,

    Je suis toujours surpris de constater que personne n'était au courant de rien en Europe,enfin ce sont les déclarations de l'administration Européenne,les Grecs fortunés ont depuis longtemps retirer leur argent et que penser de la religion qui ne veut pas payer d'impôts,bref c'est encore aux gens ordinaires de payer pour redresser le pays.

    Partout nous vivons sous l'ancien régime,qu'il y est eu révolution ou pas !

    Bonne journée

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